L'eau : un thème à différentes facettes
Le projet met en lumière dix des plus importants thèmes :
(1) Trop peu d'eau - pénurie d'eau - formation de déserts
De nombreuses régions souffrent d'un manque d'eau. Ce manque s'explique par la pression croissante de la population, la progression des déserts et/ou les pluies qui se font attendre. On puise tellement d'eau dans certaines rivières qu'elles sont sèches avant même d'atteindre l'embouchure. Suite au manque d'intérêt du politique, au manque de respect et de moyens financiers, beaucoup de gens voient leur droit à l'eau compromis, nié.
(2) Trop d'eau + déforestation et érosion = inondations
Suite à d'importantes émissions de gaz à effet de serre, la terre se réchauffe , ce qui entraîne la fonte des calottes glacières, des glaciers et l'augmentation du niveau de la mer.
Les rivières sont canalisées et de grosses surfaces sont bétonnées. Par conséquent, l'eau de pluie ne peut plus s'infiltrer dans les sols et est trop vite évacuée. Les zones inondées sont perdues et les maisons sont submergées. La modification des techniques agricoles et la diminution du nombre de forêts contribue à ce phénomène.
(3) Gestion intégrée de l'eau
La gestion intégrée de l'eau veut être l'application concrète du principe de développement durable. L'eau doit être répartie entre les différents usagers, en amont et en aval, en respectant la nature, maintenant et à l'avenir. Cela nécessite indéniablement de faire des concessions dans la satisfaction de nos besoins liés à l'eau.
(4) Agriculture et irrigation + salinisation
Dans les pays du tiers monde, 80 % de l'eau disponible sert à la production de nourriture. D'ordinaire, on utilise encore des techniques d'irrigation à grande échelle dont à peu près 40 % de l'eau va directement aux plantes. Il est nécessaire de développer de nouvelles techniques d'irrigation qui consomment moins d'eau. La surconsommation d'eau souterraine, notamment pour l'irrigation, provoque aussi la diminution des nappes phréatiques. Les réservoirs ainsi dégagés se remplissent alors d'eau de mer et l'eau souterraine devient donc impropre à la consommation humaine ou à l'irrigation.
(5) Manque de chance
Des millions de gens dans le monde doivent faire des efforts démesurés pour obtenir de l'eau. Alors que nous dépensons en Europe environ 0,5% de nos revenus en eau, cela peut monter jusqu'à 20% dans les pays du tiers monde. Beaucoup de femmes et d'enfants perdent 3 à 4 heures par jour pour aller chercher de l'eau. De l'eau à proximité de chez soi représente un gain de temps et plus de chances de se développer.
(6) Santé et sanitaires
Dans certaines régions, 80% des lits d'hôpitaux sont occupés par des gens qui ont consommé de l'eau contaminée. Là où les hommes et les animaux boivent la même eau, là où l'eau potable et les eaux usées ne sont pas correctement séparées ou encore, là où les ruisseaux et les canaux deviennent des égouts à ciel ouvert, les habitants courent un haut risque de contracter des maladies mortelles.
(7) L'eau comme source potentielle de conflits
Là où les systèmes d'eau sont soumis à une grande pression, suite à la croissance rapide de la population, au développement économique ou à des changements environnementaux, les conflits entre les différents usagers de l'eau augmentent. Ils se manifestent dans un contexte de concurrence croissante entre les villes et les campagnes, entre les administrations centrales et les communautés locales, entre riches et pauvres. Les groupes les plus faibles de la société sont souvent les premiers à en payer les conséquences.
(8) Urbanisation et « délabrement » du monde
Combien de villes dans le monde comptent autant d'habitants que la Belgique ? Alors qu'en 1960 seulement 15% de la population africaine vivait dans les villes, ce chiffre avait déjà augmenté jusqu'à 30% en 1990. D'ici une dizaine d'années, on parlera de 50%. Face à une telle pression de la population, comment allons-nous approvisionner les gens en eau potable avec un minimum d'infrastructures sanitaires ?
(9) Les barrages
Les gros barrages sont situés en haut des listes des projets des gouvernements. Ils délivrent de l'eau pour l'irrigation, ils produisent de l'énergie et fournissent les villes et les industries en eau. Les barrages ont aussi leurs désavantages, autant sur le plan social qu'écologique. Ils changent le cours naturel des rivières et entraînent de ce fait la dérégulation de l'écosystème. La fureur de construction mène souvent à des déplacements forcés des populations vivant sur les lieux qui vont être submergés. Ces habitants sont la plupart du temps à peine dédommagés.
(10) Ton apport !
Comment peut-on être plus économe avec l'eau ? Que peut-on faire à la maison, à l'école et au travail pour prévenir le gaspillage et la pollution de l'eau ? Que peut-on faire en tant qu'individu ou en tant qu'association au niveau local, national et international ? Il est grand temps de mettre en pratique une solidarité internationale au sujet de l'eau. Et c'est le rôle de chacun d'entre nous.
|